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  • : Steve Bernier - Artiste Conteur
  • Steve Bernier - Artiste Conteur
  • : Originaire du Québec au Canada et avec 20 ans d'expérience comme conteur et animateur, ces interventions sont amusantes, interactives, pédagogiques et divertissantes.
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 18:43

Quand on est à plus de 5000 kilomètres de chez-soi, il vient un moment dans un projet où il y a de plus grand moment de fatigue et de solitude. On visite, on découvre et on voit des choses, mais cette solitude nourri progressivement l’ennui. Il est vrai que je ne suis pas vraiment seul, mais psychologiquement cette semaine en fût une de isolement et d’ennui. Un exil créatif et social. Comme nous avons été en congé mercredi et en arrêt forcé jeudi en raison de la neige, nous avons eu peu ou pas d’occasion de créer lors de nos rencontres. J’ai eu plus de temps de réflexion avec moi-même. J’ai donc eu plus de temps pour penser à ceux qui sont loin de moi. Mon épouse Anne-Marie et mon bébé me manquent. Marie-Félix change énormément en mon absence. J’ai le désir profond de les prendre dans mes bras. Je pense également à ma famille et mes amis et au Québec aussi… malgré que la neige reçu me l’ait rapidement rappelée.

La semaine se termine toutefois sur un regain d’énergie. Une journée à écrire une nouvelle histoire plutôt que simplement restituer. Comme le calme après la tempête. Cette journée fût comme un printemps après une semaine les pieds dans l’hiver. Nous sommes maintenant beaucoup plus proches de la fin, il ne reste qu’une semaine de rencontre de création. Par la suite, nous règleront les derniers détails pour la présentation finale dans la ville de Falaise. Déjà on place beaucoup de chose et des choix s’imposeront, car les histoires sont nombreuses. Pour l’instant, à titre de conclusion je vous offre ce petit mot poétique de mon invention.

 Champs englacés

Blancheur hivernal au soleil levant

Les champs englacés se figent dans le temps

Une fatigue oculaire plisse l’énergie

Des idées culbutant nourrissent un peu l’ennui

 

La somnolence porte les maux de la solitude

On range ses pensées par souci d’habitude

Les champs englacés se réveillent tranquillement

Le corps est debout comme un mur consistant

 

L’esprit singulier s’isole du tout et de rien

Ouverture d’un placard d’images et d’idées

L’étranger progresse sur un chemin mémorisé

Les champs englacés se réveillent enfin

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